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Tête de mât

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La fréquentation des chantiers m'a appris que les têtes de mât ne restent pas longtemps intacte lorsque le mât est au sol. En effet, les divers antennes, anémomètres et girouettes sont très exposés aux mouvements et brisent rapidement la tête de mât, quand ils ne se cassent pas eux-mêmes. Aussi, je voulais pour Ariel une tête de mât rassemblant toutes les fonctions et pouvant être démontée et placée le long du mât, la rendant moins prompte au bris. On attend d'une tête de mât qu'elle soit légère et solide. Or il me restait de la fibre de carbone d'un précédent bateau. J'ai donc décidé d'utiliser ce matériau. J'ai commencé par faire un assemblage de plaques et de tubes de carbone, sur lequel on distingue cinq points de montage. Au centre, une petite plate-forme circulaire pour les feux de navigation et de mouillage. Devant, la corne de rhinocéros sur laquelle sera monté l'anémomètre à ultra-sons, de part et d'autre, deux pattes pour une antenne VHF, ...

Installation 220V

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L'installation 220V d'Ariel a été faite en deux temps. Le chantier Nauti-Sud a posé trois prises Martin Lunel lors de la construction. Ce sont des prises très robustes, étanches, emblématiques des années 1990. Il y en avait une dans la descente, une à la table à carte et une dernière dans le carré destinée au réfrigérateur (celui-ci, de type effet Peltier, fonctionnait aussi bien en 12V continu qu'en 220V alternatif). Trois autres prises de bien moins bonne qualité ont également été posées, deux dans le carré et la dernière dans la soute arrière. Les prises du carré étaient accompagnées d'un éclairage halogène 220V avec des transformateurs 12V. Ces installations avaient mal vieilli et portaient des traces de corrosions. Par ailleurs, les progrès réalisés en matière d'éclairage LED 12V rendaient inutile cette double installation. Enfin, dans le carré, les prises avaient été installées suspendues au pont, ce qui les rendait d'une utilisation difficile. J'ai do...

Assèchement, choisir sa pompe de cale automatique

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L'assèchement sur Ariel À l'origine, les moyens d'assèchements étaient fort nombreux et bien pensés. Il y avait en fond de cale deux dérivations de la pompe eau de mer du moteur — une par passe coque —, la pompe règlementaire située dans le cockpit, une dérivation de la pompe de vidange de la douche et une pompe électrique à déclenchement automatique. Ce total de cinq moyens d'assèchements dont 4 complètement autonomes des autres ne doit pas se rencontrer sur beaucoup de voiliers de cette taille. J'ai particulièrement apprécié les dérivations de la pompe eau de mer du moteur, car, en dehors des situations d'urgence, elles rendent extrêmement facile l'hivernage du moteur. En effet, on peut les utiliser pour pomper le glycol antigel dans les conduites de refroidissement en fin de saison. En dehors de l'entretien des différentes pompes et de quelques conduites bouchées, le seul vrai problème était la pompe de cale automatique. Celle-ci, de type immergé, é...

Plancher de cockpit

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En 2022, le plancher du cockpit d'Ariel était pourri. Ce plancher amovible ne couvre pas tout le cockpit, la partie avant est fixe, elle se trouve au-dessus de la cale moteur. Le plancher amovible recouvre uniquement le réservoir de gasoil de 150 litres. Il était tenu par des vis et par un joint polyuréthane. À cause de la pourriture du contreplaqué, les vis ne tenaient plus rien, mais le joint polyuréthane était encore très efficace. Dans les coins arrière du cockpit se trouvent deux daviers en bronze destinés à vider le cockpit d'une vague et de l'eau de pluie. Le plancher amovible vient affleurer ces daviers, c'est à cet endroit que les infiltrations d'eau étaient les plus importantes, le contreplaqué sur lequel reposait le plancher y était d'ailleurs pourri. La première étape a consisté bien sûr à enlever le plancher d'origine, encore bien tenu en place par le seul joint polyuréthane. Deuxième étape, remplacer le contreplaqué pourri autour des daviers ...