Tête de mât
La fréquentation des chantiers m'a appris que les têtes de mât ne restent pas longtemps intacte lorsque le mât est au sol. En effet, les divers antennes, anémomètres et girouettes sont très exposés aux mouvements et brisent rapidement la tête de mât, quand ils ne se cassent pas eux-mêmes. Aussi, je voulais pour Ariel une tête de mât rassemblant toutes les fonctions et pouvant être démontée et placée le long du mât, la rendant moins prompte au bris.
On attend d'une tête de mât qu'elle soit légère et solide. Or il me restait de la fibre de carbone d'un précédent bateau. J'ai donc décidé d'utiliser ce matériau. J'ai commencé par faire un assemblage de plaques et de tubes de carbone, sur lequel on distingue cinq points de montage. Au centre, une petite plate-forme circulaire pour les feux de navigation et de mouillage. Devant, la corne de rhinocéros sur laquelle sera monté l'anémomètre à ultra-sons, de part et d'autre, deux pattes pour une antenne VHF, et derrière une troisième patte pour la girouette.
Une fois cette forme réalisée, il faut la stratifier. J'ai bénéficier d'excellents conseils pour cette étape : imprégner la fibre de carbone de résine epoxy à plat en l'emprisonnant entre deux films plastiques avant de la découper. Cela permet de préserver la cohérence du tissu qui a une forte tendance à se disperser quand on le découpe sec. J'ai ainsi pu stratifier mon assemblage initial.
Il faut ensuite poncer le tout. J'ai ajouté des petites barres de carbone pour dissuader les mouettes de venir s'y percher. Enfin, qqs couches de vernis epoxy pour protéger le tout des UV.









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